Ce projet a été mené avec l’association AMICI, une association 100% bénévole, qui accompagne les personnes obligées de vivre dans la rue. Avec Sylvain Habib, nous étions deux photographes à suivre les maraudes, pendent plusieurs nuits, et créer les portraits originaux des équipes avec les usagers de l’association. Les photos ont été exposées lors de l’évènement du Printemps de la Rue, le 14 juin 2025, au Jardin de Ville à Grenoble.
Nous avons voulu mettre en lumière au sens propre comme au figuré, celles et ceux que notre société laisse souvent dans l’ombre : les personnes sans-abri, mais aussi les bénévoles et les acteurs de terrain qui les accompagnent au quotidien. Nous avons choisi d’intégrer une technique photographique du light painting. À l’aide de sources lumineuses mobiles, cette méthode permet de dessiner avec la lumière, de souligner une présence, de révéler l’essentiel dans l’obscurité. Un geste symbolique et poétique : donner de la lumière là où il y a trop souvent de l’oubli.
Les images sont de petites mises en scène entre les bénévoles, les usagers et la rue. Nous n’avons pas cherché à esthétiser la détresse, ni à tomber dans les clichés ou les idées reçues sur le monde de la rue et l’aide sociale. Ce que nous avons voulu montrer, c’est la complicité, la solidarité, la confiance et la force des liens humains traduites par des lumières, des couleurs vives, et des univers parfois décalés. Car si le sujet est grave, il mérite aussi d’être abordé avec un soupçon d’humour et de légèreté, pour refléter toute la richesse et la dignité de ces rencontres. Le titre de l’exposition est : Un peu de bonheur dans l’horreur.
Ce projet est aussi une manière de rendre hommage :
– Aux usagers d’AMICI, qui nous ont ouvert un bout de leur histoire.
– Aux bénévoles de l’association, souvent invisibles mais essentiels.
– À l’association AMICI de Grenoble, dont l’engagement ne faiblit pas.
Merci à toutes celles et ceux qui ont rendu ces rencontres possibles.






